Le micro-geste inversé : notre super pouvoir pour sauver la planète – par Marc Gusils, CEO de Chacun Son Café
18 juin 2018Nous sommes tous responsables de nos actes. Jusque là, rien de nouveau. Mais prendre conscience de cette responsabilité, c’est être conscient du pouvoir qu’on a.
La mer est remplie de sacs en plastique qui mettent en péril la faune marine. Nous visionnons avec effroi les images des tortues étouffées dans des sacs plastiques et des oiseaux empoisonnés d’avoir ingéré trop de bouchons de bouteilles. Une question s’impose alors : comment a-t-on pu en arriver là ? Comment tout ce plastique a-t-il pu se retrouver dans l’océan ? Qui l’y a mis ?
La réponse est simple : NOUS.
Nous n’avons jamais voulu cela mais avons été, jour après jour, inconsciemment négligeant. Nous n’avons pas pris conscience de l’importance de nos micro-gestes et avons, pendant des décennies, eu les mauvais comportements.
Maintenant nous savons.
Nous savons que chaque micro-geste compte. Nous savons que la répétition d’un seul petit geste peut avoir un impact. Alors inversons l’effet papillon. Faisons de ce super pouvoir négatif, un super pouvoir positif. Si notre force destructive est collective, alors nous sommes capables d’en faire une force collective reconstructive.

C’est le pari que je prends avec Chacun Son Café et le programme One Cup One Cent.
Chaque année, ce sont 400 milliards de tasses de café qui sont bues dans le monde, dont 2,5 milliards en France. Un micro-geste de masse qui, mal maîtrisé, peut avoir des conséquences graves au niveau social et environnemental.
Il n’est aujourd’hui plus tolérable d’utiliser des matières premières non renouvelables, alors que des solutions de substitution existent, souvent plus performantes en termes de qualité, de prix et d’empreinte environnementale.
Il n’est aujourd’hui plus tolérable de voir des gobelets en plastique et des capsules de café usagées flotter à la surface de l’océan au milieu des pailles et des sacs en plastique. Il n’est aujourd’hui plus tolérable de ne pas payer les producteurs au juste prix.
Chez Chacun Son Café, nous créons le geste inversé.
Pour chaque tasse consommée créer un micro effet positif.
Avec notre programme de micro-crédit One Cup One Cent, c’est un centime par tasse de café consommée qui est reversé aux producteurs de la région de Jinotega au Nicaragua. Un centime, cela paraît peu. Mais à l’échelle de 2,5 ou 400 milliards, c’est immense.

Depuis notre création en 2005, nous refusons de vendre du café en capsules et conditionnons notre café dans des emballages sans plastique, sans aluminium et sans bisphénol A. Une capsule, ce n’est pas grand chose. Mais ce sont 500 millions de capsules qui sont consommées chaque année en France et 8 000 tonnes de déchets aluminium générés annuellement à l’échelle mondiale.
Il est grand temps d’inverser la tendance en nous servant positivement de notre pouvoir. Le changement ne tient qu’à nous.







