Mettre la pression aux marques irresponsable : la mission de Thibaut et Loïc avec Sensei Family ! - Chacun Son Cafe Blog

Mettre la pression aux marques irresponsable : la mission de Thibaut et Loïc avec Sensei Family !

Sensei fait partie de ces nouvelles entreprises qui se créent autour d’un idéal et de valeurs fortes. Pour Thibaut et Loïc, monter une entreprise est le moyen de mettre la pression aux marques irresponsables. Leur objectif avec Sensei : remplir le caddie des Français de produits sains et durables. Rencontre avec Thibaut, l’un des cofondateurs ! 

Salut Thibaut, peux-tu te présenter rapidement, présenter Sensei et nous dire ce qui t’a amené à lancer le projet ?

Salut Margaux. Après 3 ans d’études de publicité en Belgique, j’ai atterri dans une prestigieuse agence parisienne : BETC. Là-bas, je travaillais pour les comptes d’AccorHotels, Ferrero ou encore Air France.

Après 1 an dopé aux gros budgets, je quitte le monde toxique de la publicité pour rejoindre celui des startups. Je quitte mon CDI en janvier 2019 pour me lancer en indépendant. Aujourd’hui, je suis le co-fondateur de Sensei Family.

 

Si j’ai décidé de me lancer dans Sensei,

c’est pour mettre la pression aux grandes marques

qui continuent de sacrifier l’humain et la planète.

 

On entend parler d’effondrement à tout bout de champs. Je préfère parler d’un renouveau, d’une nouvelle ère.

Je suis convaincu que c’est à nous, citoyens et citoyennes, de reprendre le pouvoir sur notre consommation pour envoyer un message fort aux industriels qui bafouent l’éthique : mesdames, messieurs, le monde que vous défendez n’est pas le nôtre !

 

 

Sensei, c’est avant tout un combat contres les marques qui fuient leurs responsabilités sociétales : pourquoi c’est important pour toi de marquer cette confrontation ?

Depuis longtemps, beaucoup de marques agissent dans l’ombre contre l’intérêt collectif, dans l’impunité la plus totale. Mais cette ère est révolue. Avec l’explosion des réseaux sociaux, l’information est accessible en quelques clics. Vous pouvez tout savoir. Les actions positives des uns… et les dérives des autres.

Le plastique qui finit à l’autre bout de l’océan. Le désastre de l’huile de palme. L’exploitation d’enfants dans l’industrie textile. Les pratiques obscures de certaines marques finissent tôt ou tard dans nos fils d’actualité.

 

Et pourtant, les grandes marques

continuent de nous faire porter le chapeau en nous culpabilisant.

 

Coca-Cola est considéré par l’ONG Break Free from Plastics comme le 1er pollueur plastique au monde. Toutes les 2 secondes, une tonne de plastique finit dans les océans.

Imaginez que demain, en rentrant chez vous, votre cuisine se retrouve inondée. Le robinet fuit, et si vous n’agissez pas rapidement, vous vous retrouverez submerger par la fuite d’eau. Qu’allez vous faire en premier ? Saisir des torchons pour éponger ? Ou couper l’arrivée d’eau pour stopper net l’eau qui s’écoule ? Le choix est évident.

Concrètement, couper l’arrivée d’eau des grandes marques qui continuent de sacrifier l’humain et la planète, c’est les boycotter :

 

ce n’est pas à nous de craindre la fin du monde, mais aux entreprises irresponsables de craindre la fin du leur.

 

 

 

Sensei valorise la co-création : pourquoi et comment cela se passe-t-il ?

Sans notre communauté, nous ne pourrions rien faire. Avec Loïc, le co-fondateur de Sensei, on met en place des outils pour impliquer les gens dans nos aventures.

Par exemple, pour le lancement de Maman Outang, nous avons décidé de créer un groupe Whatsapp pour embarquer notre communauté dans les différentes étapes qui rythme la création d’un produit alimentaire.

Pour les prochaines marques, on souhaite aller encore plus loin en proposant à notre communauté de co-créer la marque de A à Z : du logo, jusqu’à la composition du produit. On est convaincu que c’est une démarche essentielle pour la réussite d’un projet engagé.

Contrairement aux grandes marques qui dépensent des millions dans des études, des panels et des sondages, on va directement demander aux gens ce qu’ils souhaitent. On leur pose des questions, d’humain à humain. On revient aux fondamentaux pour créer des produits dont les gens ont réellement besoin.

 

 

Maman Outan est ton premier projet avec Sensei. Il dénonce un produit qui est un peu la madeleine de Proust de notre génération, le Nutella ! Pourquoi avoir commencé par ça ? Peux-tu nous parler du produit ?

Depuis que je suis gosse, je suis un amoureux des primates. Ces 16 dernières années, la moitié des orangs outans de Bornéo en Indonésie ont disparu. 840.000 hectares de forêt tropicale sont rasés chaque année.

Et tout ça pour finir dans nos gâteaux, nos pâtes à tartiner, nos moteurs de voitures… Tout le monde est conscient de l’impact désastreux de l’huile de palme, mais rien ne change.

Avec Sensei, on souhaite créer un symbole de la lutte anti-huile de palme. Son nom, « Maman Outang », une préparation pour pâte à tartiner délicieusement éthique !

–> On est en train de changer le nom “Maman Outang”. Une grande marque nous y a obligé. Je vous raconte toute l’histoire dans notre dernière vidéo :

 

 

À travers ce produit, on soutient Kalaweit, une association qui rachète des hectares de forêt tropicale pour les transformer en réserves naturelles. Problèmes concrets, actions concrètes.

Pour ce qui est du produit, on a choisi de le commercialiser sous forme d’une préparation. Il suffit d’ajouter du lait (végétal ou animal) dans une casserole avec le sachet de Maman Outang pour obtenir une pâte à tartiner au goût unique.

Nous n’avons pas voulu créer une pâle copie de Nutella. On est reparti de 0 et on est aujourd’hui fier d’avoir créer, avec notre communauté, un produit alternatif, gourmand et durable.

 

Quelle sera la suite ? Allez-vous rester sur des produits Food ou vous diversifier ?

Avec Sensei, on se bat pour une consommation responsable. Loïc a l’habitude de dire que notre objectif de fond est de remplir le caddie des Français de produits sains et durables ! Pour que demain, en consommant, vous votiez pour le monde dans lequel vous souhaitez vivre. Notre mantra : consommer, c’est voter.

Nous allons donc naturellement attaquer les secteurs de la grande consommation qui manquent de transparence et d’éthique.

 

Nous voulons créer des concurrents directs

aux marques irresponsables.

 

Que ce soit dans l’agroalimentaire, l’hygiène, l’entretien de la maison ou encore la cosmétique.

 

Les jeunes générations recherchent avant tout du sens dans leur carrière professionnelle et tu en es l’exemple même. Quelle est ton interprétation du phénomène et comment va-t-il évoluer selon toi ?

Plus qu’une tendance professionnelle, c’est notre société toute entière qui est en train de muter. On se pose de plus en plus de questions. On aspire à un autre monde. La crise est globale : elle n’épargne rien, ni personne.

Dans les pays occidentaux, beaucoup de gens (et moi le premier !) ont l’incroyable chance de pouvoir vivre une crise du sens.

En France, Guillaume, un éleveur de chèvre croule sous plus de 450 000 euros de dettes. En Turquie, Mustafa et Mohammed, 10 et 12 ans travaillent dans les champs à ramasser des noisettes. La crise du sens est un luxe.

Une opportunité de se recentrer sur ce qui compte réellement pour nous, et pour les autres. Loin des métiers fantômes (les fameux bullshits jobs), si vous avez le pouvoir d’inventer votre mode de vie idéal, faîtes-le !

 

 

As-tu un mantra, une phrase qui t’accompagne au quotidien et que tu aimerais partager ?

Je suis tombé amoureux d’une citation de Coline Serreau. Cette phrase a 19 ans. Et pourtant c’est en 2020, à l’aube d’une nouvelle ère, qu’elle prend tout son sens :

 

“Le chaos est rempli d’espoir parce qu’il annonce une renaissance.”

 

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