Café pour le Climat : dans l’atelier de fabrication porté par des femmes entrepreneuses au Togo
17 avril 2026Aujourd’hui, le café ne se limite plus à une simple boisson. Pour les entreprises comme pour les consommateurs, le petit noir devient un marqueur d’engagement en matière d’inclusion et de responsabilité sociale. Avec le programme Café pour le Climat de Chacun Son Café, cette attente se traduit concrètement. Chaque tasse bue contribue à financer des initiatives locales pour créer des impacts environnementaux et sociaux concrets. Au Togo, dans la région des Plateaux, cet engagement se matérialise à travers un atelier de fabrication de serviettes réutilisables pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin en Afrique. Tour d’horizon.
Du café consommé en France à un atelier actif au Togo
Ce projet repose sur une mécanique simple : la transformation d’un acte de consommation courant en levier de financement pour des initiatives locales. Dans le cadre du programme Café pour le Climat, une partie de la valeur générée par la consommation de café des clients en France finance des projets à impact. Tel est le cas de la mise en place d’un atelier de fabrication de serviettes réutilisables au Togo par des femmes entrepreneures.
Le financement s’effectue suivant un modèle hybride. Les sommes récoltées grâce aux tasses de café achetées sont complétées par l’appui financier de l’OIF, soutenant ainsi la structuration du projet. Ce dernier répond à une problématique touchant plusieurs régions du monde : la précarité menstruelle, affectant notamment la santé et l’accès à l’éducation. Ce projet s’inscrit ainsi dans une logique sociale, mais aussi climatique.
Un atelier de production 100 % féminin
L’atelier est mis en place à Agadji, dans la préfecture d’Amou. Il accueille un groupe de 20 femmes formées aux étapes de fabrication. L’espace de travail est aménagé et équipé afin de répondre aux exigences de l’activité : machines à coudre fonctionnelles. Au sein de cette unité de production, les femmes entrepreneures s’occupent de la découpe des tissus avant de procéder à l’assemblage. Elles interviennent également sur le contrôle qualité ainsi que sur le conditionnement des produits finis. Dans le cadre de ce projet promouvant l’hygiène féminine au Togo, les femmes entrepreneures se chargent ainsi de la production de A à Z des serviettes hygiéniques réutilisables.
De la matière première au produit fini
La fabrication des serviettes hygiéniques réutilisables s’effectue suivant un processus précis, permettant de maîtriser l’ensemble des étapes, du choix des matières premières au produit final.
- Le processus débute par la sélection des tissus, suivie de la découpe à l’aide de patrons. Les différentes couches de tissu sont ensuite assemblées pour créer un produit fonctionnel. Précision et régularité se révèlent indispensables lors de ces étapes pour garantir l’uniformité dans les dimensions et la forme des serviettes.
- Une fois les produits assemblés, les entrepreneuses procèdent à la vérification de leur solidité.
- Les serviettes hygiéniques sont ensuite conditionnées avant la mise sur le marché.
De la conception des patrons au packaging, en passant par les techniques d’assemblage, les femmes sont formées à différentes compétences, permettant de mener à bien leur activité.
Une entreprise en construction, pas un atelier informel
Dans le cadre de ce projet co-financé par l’OIF au Togo, l’idée est de créer une véritable entité économique, mais pas un simple atelier avec une activité informelle. Ainsi, une structure juridique a été créée pour que les femmes puissent exercer dans un cadre légal. Un plan d’affaires à 3 ans a été élaboré pour assurer la viabilité économique et financière du projet.
La réalisation de l’activité de création de serviettes réutilisables repose aussi sur une organisation interne solide avec une répartition claire des responsabilités. Certaines femmes sont impliquées dans la couture, au sein de l’unité de production, tandis que d’autres interviennent dans la commercialisation, jouant le rôle de revendeuses. Grâce à des formations en entrepreneuriat et en marketing social, les femmes sont en mesure d’effectuer une gestion budgétaire efficace de cette activité génératrice de revenus.
Créer de la valeur locale
L’impact de ce projet se mesure à plusieurs niveaux. Au-delà des impacts sanitaires, il permet de créer une activité génératrice de revenus pour les femmes de la localité choisie. Toutes les entrepreneuses sélectionnées, aussi bien les couturières que les revendeuses, perçoivent des revenus additionnels. Pour garantir la viabilité du projet, les serviettes sont distribuées sur les marchés ou auprès de partenaires institutionnels.
Cette organisation favorise la circulation d’argent dans la région, permettant la contribution active des femmes au développement de l’économie locale. Enfin, la production locale de serviettes hygiéniques permet de réduire la dépendance aux importations. Ces produits, souvent peu accessibles pour une grande partie de la population féminine, sont remplacés par une alternative locale. Ce mécanisme favorise considérablement le développement local.
Un modèle durable
L’objectif de ce projet de création d’un atelier de fabrication de serviettes réutilisables au Togo repose sur la mise en place d’une activité durable, sur plusieurs plans.
Sur le plan environnemental, l’utilisation de serviettes hygiéniques réutilisables s’inscrit dans une logique de consommation responsable. Elles permettent de réduire considérablement les déchets chimiques et plastiques engendrés par les serviettes jetables.
Sur le plan social, ce projet contribue aussi à améliorer l’accès à des produits d’hygiène menstruelle adaptée grâce à leur accessibilité financière. Ce projet participe aussi à lever les tabous sur ce sujet et à sensibiliser les communautés sur les enjeux sanitaires et éducatifs.
À savoir que le soutien initial, apporté par la consommation de cafés des clients et par l’OIF, permet de structurer l’organisation et de lancer l’activité. Cependant, la pérennité du projet repose sur sa capacité à fonctionner de manière autonome. Cela grâce à la mise en place d’un modèle économique pérenne post subvention. Cette approche repose sur une logique de long terme, où l’objectif est de construire une activité génératrice de revenus durable pour les femmes entrepreneures.
Pourquoi ce volet est essentiel dans Café pour le Climat
Ce projet de création d’ateliers de fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables en Afrique reflète la manière dont les enjeux climatiques et sociaux peuvent être abordés simultanément. La transition climatique ne peut être dissociée des réalités sociales de la localité concernée. L’inclusion sociale permet de renforcer la résilience des communautés grâce à la diversification économique. Dans ce contexte, l’autonomisation des femmes constitue un levier majeur. Elle contribue à améliorer leur condition de vie et celle de leur famille, et à renforcer l’accès à l’éducation, favorisant ainsi la stabilité des territoires. Sans inclusion sociale, les actions menées pour le climat seront vaines.
Dans le cadre du programme Café pour le Climat, chaque café consommé devient un levier d’impact concret. Il finance la plantation d’arbres et soutient des programmes de formation des communautés locales. La consommation de cafés des clients en France contribue également au développement d’ateliers où les femmes créent leur propre activité. En plus de l’impact environnemental, ce projet contribue ainsi à l’inclusion économique et sociale des femmes. Vous souhaitez apporter votre contribution à ce type de projet ? Découvrez le programme Café pour le Climat.






