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Tout savoir sur le café d'Ethiopie

Cueillette manuelle du café © EFICO

La production de café en Ethiopie : chiffres clés

- 5ème producteur mondial

- 1er producteur du continent africain

- 449 000 tonnes annuelles

- 1/3 des exports

- 600 millions de revenus

- 50% de la production exportée

- 1/5 habitant vit de la culture du café

- 20 millions d’Ethiopiens concernés

- 90% produits par de petits producteurs

- Fermes de moins de 2 hectares

- 400 000 hectares de plantations

Histoire

L’Ethiopie serait le berceau du café et le lieu de naissance de l’arabica. Il y tient par conséquent une place historique et traditionnelle dans l’économie. Plus de 150 variétés de cafés sont identifiées en Ethiopie contre une cinquantaine dans le monde.

Le café est un secteur clé pour l’économie éthiopienne. Son commerce, contrôlé par l’Etat, passait exclusivement par l’Ethiopian Commodity Exchange jusqu’à l’adoption d’une nouvelle réglementation en 2017. L’Etat souhaite désormais améliorer le sort de la filière en montant en gamme en misant sur le développement des cafés bio de spécialités.

Culture du café :

Dans les zones de production du sud et de l’ouest, le caféier pousse sur des sols volcaniques, argileux, riches en minéraux et très fertiles. Cultivé à flancs des montagnes, le café pousse également à des altitudes plus basses, sur des plateaux entre 1200 et 2300 mètres.

Bien qu’il n’existe pas de certification officielle, 95% de la production éthiopienne est estimée biologique par essence. La culture est restée traditionnelle et offre une garantie sans utilisation des pesticides et d’engrais chimiques. La raison ? L’Ethiopie jouit de conditions climatiques très favorables pour la culture du café permettant aux producteurs de n’utiliser quasiment que fertilisants organiques.

Plantations de café © EFICO

Une forte consommation locale :

Même si le café représente le tiers des exports éthiopiens, soit plus de 600 millions d’euros de revenus, seule la moitié de la production part pour l’étranger. C’est l’une des spécificités du pays : la consommation intérieure y est massive. Le « buna » préparé dans la cafetière traditionnelle djebena est largement consommé et par toutes les tranches de la population.

Problématiques :

La baisse des prix :

Les cultivateurs sont impactés par l’évolution des cours mondiaux. En parallèle, le niveau de vie augmente et ces difficultés conduisent les producteurs à se détourner du café pour la culture du khat, une plante à effets narcotiques plus rentable et assurant un revenu régulier. Les jeunes se détournent de la culture de café pour échapper aux difficultés et migrent vers les villes en quêtes d’opportunités.

Le nombre d’intermédiaires :

Le commerce du café est marqué par un grand nombre d’intermédiaires. L’Etat est intervenu pour garantir 60 % des ventes à l’international réalisées en direct ou par un intermédiaire privé. Il a également récemment lancé une nouvelle marque « café d’Ethiopie », en complément des provenances déjà renommées afin de protéger le produit.

La déforestation :

L’Éthiopie a déjà perdu 60% de son café forestier au cours des 40 dernières années en raison de la déforestation, une tendance qui devrait s’accélérer avec le changement climatique. Cela constitue un risque important dans la préservation de la biodiversité et donc à terme, des plants de caféiers.

Risque climatique :

Selon une étude parue dans Nature en juin 2017, il pourrait toucher d’ici la fin du siècle 39 % à 59 % des zones de production actuelles du café en Ethiopie jusqu’à les rendre impropre à la culture. Le pays est déjà actuellement impacté par une hausse des températures et une diminution des précipitations. Un programme de l’Union européenne de 15 millions d’euros doit également permettre de financer l’amélioration de la productivité et de la qualité. Le centre de recherche agricole de Jimma, situé à 350 kilomètres au sud-ouest de la capitale, a mis au point 42 variétés plus résistantes aux maladies et productives.

Manque de soutien aux agriculteurs :

La faible productivité est aussi le résultat d’une mauvaise gestion, de mauvaises pratiques de culture, et d’un accès limité aux variétés développées par le centre de Jimma. Les cultivateurs n’ont en outre pas accès au crédit pour investir dans de meilleures techniques de rendement et du marketing.

Opportunités :

L’Ethiopie est une terre de cafés d’excellence, et avec la diversité des variétés et le goût de café unique proposés, le pays pense avoir une carte importante à jouer. Par ailleurs, la plupart du café éthiopien est actuellement cultivé de manière biologique sans utilisation de pesticides. Si les cafés ne sont majoritairement pas certifiés, ces conditions de culture répondent à une demande croissante pour des cafés responsables et durables.

Enfin, le développement du tourisme autour du café apparaît comme une opportunité à la fois pour les cultivateurs et pour le gouvernement qui prévoit la construction d’un parc consacré au café dans la capitale, qui devrait héberger un musée. L’Ethiopie compte insister sur sa qualité de « lieu de naissance de l’arabica » pour attirer les visiteurs jusque dans ses fermes.

Fiche café

Espèce botanique :

Arabica exclusivement

Altitude :

1500 à 1800 mètres

Régions productrices :

Sud-Ouest : Illubabor, Kaffa, Gambela, Wollega, Asosa

Sud : Sidamo, Borena

Est : Harrar occidental et oriental

Ombrage :

50 % ombrage léger 33 % ombrage moyen 17 % ombrage épais

Floraison :

Fin Mars - Avril/Mai - Juin

Maturité :

Juin à Septembre

Récolte :

Nature : Octobre à Mars

Lavé : fin Juillet à Décembre

Préparation :

Voie sèche : Djimmah, Lekempti, Harrar, Sidamo

Lavé : Sidamo, Limu, Yrgacheffe, Bebeka

Séchage :

au soleil ou sur de la terre battue / aires cimentées / aires sommaires

Triage :

Mécanique / Main / Electronique

Teneur en caféine :

1,5 % en moyenne

Poids des sacs :

60 kg