L’Ouganda bénéficie de conditions climatiques et géologiques propices à la culture du café : un climat tropical, deux saisons, des altitudes élevées, des petites exploitations et une culture bio par essence qui permet de rendre le café ougandais très attractif sur le marché mondial. L’accroissement de l’intérêt pour les assemblages de qualité favorise également l’attrait du produit.
Suite à la crise politique survenue en Côte d’Ivoire, l’Ouganda est désormais le premier producteur de Robusta ce qui a entraîné un réel attrait des marchés mondiaux pour la production de café ougandaise. Le gouvernement ougandais investit dans de nombreux programmes pour former les cultivateurs à la valorisation de leur café sur le marché. L’objectif : en finir avec l’intermédiation qui les plaçait dans une situation d’infériorité et de précarité. Cette initiative est soutenue par un Syndicat National des Entreprises Agroalimentaires et des Entreprises Agricoles mieux structuré et organisé, qui s’impose sur l’échiquier politique.
Les cultivateurs ont pu profiter ces derniers mois d’investissements importants de la part du gouvernement dans des plantations encourageant le développement des exploitations, le renouvellement des plants de caféiers, l’amélioration de la qualité des cultures, l’optimisation des recettes en devises et donc de la rémunération des cultivateurs.
En d’autres termes, le café est devenu une denrée stratégique pour l’Ouganda.