Dans cette logique, les fermes de café ne sont pas valorisées comme des terroirs uniques, le café n’est pas considéré comme un produit gastronomique et les cultivateurs mettent de côté leur casquette d’artisan.
Cette logique de culture du café a mené à la situation actuelle d’un produit échangé en bourse, caractérisé par une forte volatilité, qui permet difficilement aux cultivateurs de subvenir à leurs besoins.
Dans beaucoup de pays producteurs, le café est devenu la première denrée agricole exportée et la première source d’emplois et de revenus d’une grande partie des populations. Alors, quand la valeur de la marchandise chute, brutalement ou continuellement comme c’est le cas depuis 4 ans, les conséquences sur le terrain ne se font pas attendre.
Faillite des producteurs, diminution du niveau de vie des population, chômage, abandon des terres, abandon des cultures traditionnelles, désintégration familiale, violences, délinquance, exode rural, engorgement des villes… Les jeunes générations délaissent une culture pourtant traditionnelle et nécessaire alors que la demande ne va cesser d’augmenter dans les années à venir.
Face à ces évolutions, une résistance a commencé à s’organiser : les balbutiements de ce que deviendra ensuite, le café de spécialité.