Le café est produit par 25 millions de producteurs dans plus de 80 pages situés dans la zone intertropicale. La plupart des producteurs le cultivent dans des exploitations de moins de 5 hectares. C’est le premier produit alimentaire et le deuxième bien de consommation échangé dans le monde.
Mais si le café se classe parmi les produits agricoles qui génèrent le plus de valeur en bourse, la filière se caractérise par des cours plus volatils, des revenus plus faibles pour les producteurs et une concentration du pouvoir dans les mains des négociants, des grandes marques internationales et des distributeurs. Il y a en fait dans le secteur du café un véritable problème de redistribution de la valeur.
Par ailleurs, l’exigence de rentabilité a conduit les producteurs à utiliser massivement des produits phytosanitaires et notamment du glyphosate, ce qui a eu pour conséquences une baisse de la qualité du café produit, un appauvrissement des sols, un affaiblissement des capacités de résiliences des cultures face au dérèglement du changement climatique, et une baisse des rendements impactant de plein fouet les capacités de subsistances des petits cultivateurs.
Les problématiques sociales et environnementales sont donc fortement entremêlées et interdépendantes : les labels ont vu le jour pour mettre fin aux pratiques productivistes néfastes et génératrices d’inégalités.