Café et santé: Que contient une tasse de café ?

 
De la caféine ... et bien d'autres composés nutritionnels.
La caféine est le composant le plus connu du café. C’est elle qui donne au café ses vertus stimulantes. La quantité de caféine dans une tasse est variable selon le type de café et selon son mode de préparation. Mais une tasse de café apporte beaucoup d’autres molécules!
Le café contient des lipides, comme toutes les graines, et des acides aminés (composants des protéines). Il apporte également des minéraux. On peut citer, en quantités décroissantes : le potassium / le magnésium / le calcium / le sodium / le fer / le zinc / le cuivre

Le café contient aussi des vitamines: B3, B2, B5 et B6.

Les premiers résultats de la grande enquête française NutriNet-Santé(mai 2010) ont montré que le café est la première source nutritionnelle de polyphénols anti-oxydants.

D’où vient cet arôme si particulier au café ? Plus de sept cents composés volatiles dont les quantités varient selon les types de café et le mode de préparation sont à l’origine de ce parfum.

Et une de tasse de café non sucré apporte 0 Kcalories.

Source: Café & Médecine, sous la direction d’Astrid Nehlig. Edition Expressions Santé, 2005.

Le café : une source d'anti-oxydants

 
Outre les fruits et les légumes, le café est l’un des plus grands pourvoyeurs de molécules anti-oxydantes, parmi lesquelles les polyphénols.

Selon les premiers résultats de l’étude Nutri-Net Santé, publiés en mai 2010, « les polyphénols sont des micro-constituants naturels apportés par un certain nombre d’aliments d’origine végétale, pour lesquels existent des hypothèses prometteuses en termes d’effet protecteur vis-à-vis des cancers, des maladies cardiovasculaires et des neuropathies dégénératives. »

Les auteurs ajoutent que les principales sources alimentaires de polyphénols sont le café (36,9 %), le thé (33,6 %), le chocolat(10,4 %) et les fruits et légumes (7,4 %).

Une tasse de café contient en effet entre 200 et 550 mg de polyphénols suivant le degré de torréfaction du grain. On estime que la consommation de café apporte 0,5 à 1 g de polyphénols quotidiennement.

Ces polyphénols sont principalement les acides chlorogénique, caféique et quinique, anti-oxydants particulièrement bien assimilés par l’organisme.

Le café, 1ère source de polyphénols des français

L’étude NutriNet-Santé a analysé les apports en polyphénols des Français. Le café est la première source : il représente 37 % des apports des personnes interrogées.

Qu'est-ce que l'étude Nutrinet-Santé ?

NutiNet-Santé est une vaste étude mise en place il y a un an auprès des internautes pour étudier les relations entre les apports nutritionnels et la santé, en particulier les facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition. C’est une étude officielle financée par le Ministère de la Santé et des Sports, l’INPES, l’INVS, l’Université Paris13, l’INSERM, l’INRA, le CNAM, la Fondation pour la Recherche Médicale et l’IRESP.

L’objectif est de réunir 500 000 internautes. Les premiers résultats (mai 2010) ont été communiqués sur plus de 130 000 personnes ayant répondu à cette enquête.

Les premiers résultats portent sur les apports en polyphénols.

C’est la première fois que l’on calcule les apports alimentaires en polyphénols dans la population française.

Le rapport note que «les polyphénols sont des micro-constituants naturels apportés par un certain nombre d’aliments d’origine végétale, pour lesquels existent des hypothèses prometteuses en termes d’effet protecteur vis-à-vis des cancers, des maladies cardiovasculaires et des neuropathies dégénératives.»

Les résultats communiqués sont les suivants :

« Les apports en polyphénols sont de 855 mg/j chez les hommes et de 816mg/j chez les femmes. Les apports sont plus élevés chez les sujets les plus âgés (environ 500 mg/j chez les 18-25 contre plus de 900mg/j chez les plus de 55 ans).

Les principales sources alimentaires de polyphénols sont le café (36,9%), le thé (33,6 %), le chocolat (10,4 %) et les fruits et légumes (7,4%)…

Ces premiers résultats montrent qu’il sera possible, lorsque l’objectif de participation massive des volontaires sera atteint,de mettre en évidence des effets spécifiques de ces molécules sur la santé. » 

Vigilance et Mémoire : Les bienfaits de la caféine

 _
 

Examens, coup de fatigue au travail… Les effets positifs du café dans ces situations sont reconnus. La caféine, par ses actions sur le système nerveux, agit sur ce qu’on appelle les "fonctions cognitives".

Cet effet a été particulièrement étudié sur la vigilance et l’attention. De nombreuses recherches ont ainsi prouvé que la consommation d’une à quatre tasses de café (soit 100 à 400 mg de caféine) par jour augmente le niveau de vigilance.

Des chercheurs ont testé chez leurs étudiants la prise de 100 mg de caféine (soit environ une tasse) plus d’une heure avant une conférence universitaire. Ceux-ci ont ensuite rempli un questionnaire afin d’estimer leurs sensations après ce travail intellectuel prolongé. Il s’avère que ces derniers se sentaient bien éveillés, alertes et énergiques, malgré l’effort de concentration fourni.

Les effets du café sont également intéressants en situation de privation de sommeil ou dans le cas de travaux répétitifs, prolongés et ennuyeux, lorsque le niveau de vigilance est préalablement diminué.

Autre aspect des performances cognitives : la mémorisation. Le café n’améliore pas directement les capacités d’apprentissage, mais sa consommation agit sur la première étape de mémorisation : l’encodage. C’est ce processus qui permet de retenir à long terme un évènement, en lui associant d’autres perceptions, renforçant ainsi sa mémorisation.

Comment le café aide-t-il à digérer ?

_ 

Quels sont ses effets du café sur la digestion ?

Nombre d’entre nous consomment un café après le déjeuner pour ses vertus digestives.

La caféine du café stimule la sécrétion d’acide gastrique, nécessaire à la digestion des aliments dans l’estomac. C’est aussi ce qui explique la réaction au café chez ceux qui ont une fragilité gastrique ou un ulcère de l’estomac. Mais,contrairement aux idées reçues, le café ne favoriserait pas le reflux gastro-oesophagien.

  • Le café comme le décaféiné augmentent la production de bile et facilitent son évacuation vers le début de l’intestin (le duodénum, qui fait suite à l’estomac).

  • Le café, et à un moindre degré le café décaféiné, augmentent la sécrétion d’enzymes par le pancréas. Ces dernières facilitent la digestion des lipides, des protéines mais également des glucides.

  • Le café, comme le décaféiné augmentent la motricité du colon. Cette action a lieu entre 4 et 30 minutes après son absorption.

  • Et des études récentes ont montré que le café a aussi une action sur la flore intestinale, en particulier il stimule la multiplication des bactéries de type Bifidobacterium.

Insomniaques ? Eviter le café le soir

_
Cet effet du café sur la vigilance nocturne a été découvert dès le VIe siècle: les prêtres yéménites s’en servaient afin de rester éveillés pendant certaines cérémonies se déroulant la nuit.

Une consommation de café, même modérée (1 à 2 tasses avant le coucher), peut agir sur le sommeil, avec des difficultés et des retards d’endormissement constatés jusqu’à trois heures après la prise. Il a été également démontré que la consommation de café avant de se coucher pouvait altérer la qualité du sommeil : réveils nocturnes, cauchemars, difficultés à se lever et somnolence diurne.

Mais attention, nous ne sommes pas tous égaux face aux effets du café sur le sommeil ! Il est en effet un peu plus marqué chez les personnes âgées, chez les consommateurs occasionnels, chez certaines personnes plus sensibles que d’autres ou qui métabolisent plus ou moins rapidement la caféine (les chercheurs imputent ces différences à la génétique).